L'ORIGINE DE NOTRE FOIN

Publié le par gaec des prés liés

UNE TRADITION SECULAIRE

 

Le foin que nous livrons depuis 20 ans, provient d'un site naturel exceptionnel.

En effet, il est produit sur la commune de LA CHAPELLE-LAUNAY (Loire-Atlantique,44) plus particulièrement sur une terre d'alluvions dénommée "la pré de Mareil".

Une grande tradition pour la récolte du fourrage sur ce bassin de La Loire qui remonte à plusieurs siècles, n'est pas du à un hasard mais à une richesse floristique unique (certaines plantes étant protégées) et à un taux élevé en calcium car les terres sont situées sur d'anciens sédiments de La Loire et bénéficiant d'un climat océanique.

 

Ce type de foin a d'ailleurs été à l'origine du développement de nombreux ports tel que Cordemais. En effet, au début du XIXème siècle, l'embarquement du foin s'effectuait dans le port de Rohars (commune de Bouée) ou dans le port de Lavau-sur-Loire (communes voisines), c'est pourquoi en 1852 le conseil municipal attire l'attention du Département pur créer entre Couëron et Lavau un moyen commode d'embarquement.

 

Le projet verra le jour en 1868, et dès son achèvement la commune fit l'installation d'une presse à fourrage, pour la mise en bottes du foin (lequel arrivait en vrac sur des toues, grands bâteaux plats de La Loire mis en couple). Elle a connu un tel succès qu'en 1881 la commune a dû agrandir à nouveau son port.

 

Le port de Migron à Frossay a également joué un rôle primordial dans le trafic du foin issu des exploitations de l'estuaire possèdant dès 1842 une machine à comprimer le foin pour faciliter le chargement des navires. Le foin étant une valeur particulièrement appréciée à l'âge du transport hippomobile et de la troupe montée. Il s'en exportait par tonnes et à bon prix par la voie fluviale principalement vers la ville de Nantes puor ses voitures à cheval, ses industries, son commerce et ses régiments. A noter aussi qu'une grande parite du foin était destiné à garde républicaine. Des mémoires de 1989 rapportent que ce foin était exporté depuis longtemps vers l'Algérie.

 

Au siècle dernier, le transport fluvial a été progressivement délaissé au profit du transport routier, de ce fait, des négociants en fourrages se sont installés avec leurs presses à foin sur le canton de Saint-Etienne de Montluc. Par la suite, ces presses ont été reprises par René David, co-gérant du Gaec des prés liés. Lequel désormais vend en directe sa production.

Aujourd'hui, même si les techniques de fenaison ont considérablement évoluées, l'herbe reste la même et pour éviter que la main de l'homme puisse l'altérer, les prairies de la basse-loire sont désormais classées en zone dite "sensible" et font l'objet d'un cahier des charges extrêmement rigoureux. Des conditions que le GAEC accepte afin de garantir une bonne qualité à son foin.

Publié dans HISTOIRE

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